| J'ai vu ce film qui dure 1 heure 40, il est sans concessions et pour la première fois nous montre et nous décrit ce qu'est le fanatisme. Peut-être sommes-nous passés à côté d'une Algérie nouvelle sans l'emprise de la France ? (*), mais les critiques des journalistes algériens sur le film de J P Lledo me font douter. Mais bon, c'est du passé et ces mêmes détracteurs un jour, peut-être, demanderont l'asile en France s'ils n'y sont pas déjà ! Ce film était nécessaire et je comprends pourquoi les Algériens l'ont censuré, il est gênant pour l'Algérie nouvelle qui cultive la différence. Cependant ce film a le mérite (n'en déplaise) de montrer que des liens d'amitiés et de tolérances nous unissaient et que dans la même maison les trois religions cohabitaient Sa fin est émouvante, entendre cette femme algérienne magnifique chanter en Espagnol, "l'Emigrant" c'est bouleversant. Nombreux sont ceux qui dans la salle n'ont pu retenir leurs larmes. Certes, en Algérie il y avait des différences mais ce n'était pas l'apartheid et ce n'était pas non plus un département français L'état d'Israèl est né dans ces années là (1948) et en un demi-siècle en partant pratiquement de zéro, les sionistes ont forgé un véritable État démocratique où toutes les religions cohabitent. Le Japon, l'Allemagne, la France, l'Italie, la Grande-Bretagne sont en paix depuis 1945 ... mais ces grandes nations ont eut l'intélligence de tourner la page et sont devenues des partenaires puissants sur qui l'Algérie devrait prendre modèle. J'ai retracé sans haine ni animosité mon souvenir d'enfance, ma famille était modeste, trés éloignée de l'archétype du "colonialiste repu" décrit par des scribes apocryphes. Gilles Martinez (*) dixit des algériens rencontrés sur place |