Epuisés, déprimés ou en état de choc, les 114 harraga, tous de sexe masculin, rencontrés dans une cale du navire des gardes côtes, hier, après leur repêchage en haute mer, avaient entre 19 et 35 ans, tous originaires de la wilaya de Annaba. A la recherche du rêve perdu, ces jeunes diplômés pour la plupart, ont opté pour l'aventure. Au péril de leur vie et à L'Insu de leur entourage, ils ont décidé de franchir la méditerranée pour arriver enfin en Europe, l'eldorado rêvé de plusieurs centaine de jeunes d'Annaba.
En donnant leur témoignage ces jeunes candidats à la mort se sont confessés :
Je préfère mourir en mer que pourrir chômeur. Après cet échec allez-vous recommencer, cette aventure ?
Sans aucune hésitation l'ensemble des jeunes répondirent à l'unanimité "
oui "
L'association des familles de harraga que tente de mettre en place le père d'un jeune harrag, a priori sans histoires et nullement dans le besoin, mais pris dans le tourbillon des victimes du désespoir ne rencontre à ce jour pas d'oreille attentive que ce soit à un niveau national ou à un autre International. Des pays de transit, d'autres d'accueil sont nécessairement concernés par ce fléau qui, rappelons-le, prend ses racines en Algérie.
L'aventure de plus de 25 candidats à l'émigration clandestine secourue hier par les gardes-côtes de la marine nationale au large de Annaba, s'est terminée par un happy-end, même si tous devront comparaître dans les heures qui suivent devant l'institution judiciaire.
Des secours opérés dans un show médiatique, que seule la grande muette sait monter pour tirer son " épingle du feu" face à la carence manifestée des pouvoirs publics, empêtrés dans la gestion d'un aussi épineux dossier.
Si la mission des unités des forces navales s'est avérée elle dans les limites de leurs prérogatives et compétences territoriales ;il n'en est pas de même pour d'autres services de sécurité dont la mission en amont consiste justement à prévenir tes tentatives aventurières, voire suicidaires de ces jeunes" desperados ", version Algérie Indépendante.
Les chiffres avancés par le lieutenant Colonel, commandant des gardes-cotes ne reflètent en fait que le nombre de personnes secourues par ses unités, et partants sont très loin de la réalité, si l'on prend en considération, les corps repêchés, les cadavres disparus, les personnes arrêtées et détenues au secret dans des prisons étrangères et bien sûr les heureux candidats arrivés à bon port.
La marge est, convenons-en très large pour se suffire de statistiques muettes qui ne manqueront pas de masquer la vérité, mais qui ne contribueront surtout pas à la prise de conscience qui sied et qui soit à la hauteur de la gravité du sujet
L'association des familles de harraga que tente de mettre en place le père d'un jeune harrag, a priori sans histoires et nullement dans le besoin, mais pris dans le tourbillon des victimes du désespoir ne rencontre à ce jour pas d'oreille attentive que ce soit à un niveau national ou à un autre International. Des pays de transit, d'autres d'accueil sont nécessairement concernés par ce fléau qui, rappelons-le, prend ses racines en Algérie. Concernant les Algériens du moins ! Aucune aide ne lui a été consentie par nos représentations diplomatiques à l'étranger, ni par les chancelleries des pays " receveurs ". Le drame, un de plus, car sur le sujet Ils s'additionnent ; c'est que les survivants de la traversée de là Méditerranée ne désespèrent pas de remettre les voiles malgré les péripéties qu'ils sont convaincue d'apprivoiser sinon d'avoir à l'usure.
En attendant comme le chante Renaud :
C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme
Envoyé d'Algérie par courriel extrait du journal l'EST