Mise à jour le 31 décembre 2005
JEMMAPES EN PHOTOS

Localités de l'est algérien.

Dans la plaine de Bône et sur la route de Guelma: Dréan, village et ancien camp militaire au beau milieu de la plaine, sur un mamelon et sur l'une des deux routes qui conduisent de Guelma à Bône, dont il est à 20 kilomètres au S.-S.-O. Mondovi et Barral à 24 et à 30 kilomètres de Bône, au sud. sur la route de Tebessa, deux colo­nies agricoles fondées en 1848, près de la rive gauche de la Séybouse, au fond de la plaine. Penthièvre et Nechmaïa qui signifie l'Ormiers en arabe, deux villages situés dans les riches vallées du fleuve nord du Djebel Aouara, sur la route de Guelma, le premier à 33 kilomètres de Bône, le second à 42. Ils ont été remis à l'autorité civile le 1er janvier 1858.

           Dans le bassin de l'Oued Kadjeta :jemmapes beau village fondé en 1818 sur un plateau au pied duquel coule l'Oued Radjeta, appelé ici Oued Fendek. Situé au milieu d'un riche pays de montagnes, de collines et de plaines fertiles, propre à toutes les cultures, couvert de bois, abondant en mines, Jemmapes a pris déjà une importance qui ne fait que s'accroître tous les jours. Il est à 40 kilomètres au S.-E. de Philippeville et à 68 km de Bône. Ses deux annexes sont Ah'med ben Ali sur l'Oued Fendek et Sidi Nasseur, situés, l'un à 5 kilomètres de Jemmapes, l'autre à 4 km. Dans la vallée de la Saf saf, Saint-Charles, Gastonville et Elh'arrouch, sur la route de Philippeville à Constantine, à 16, 24 et 97 kilomètres de la première de ces deux villes Robertville, placé en dehors de la grande route, se trouve à 6 kilomètres de Gastonville et d'El H'arrouch. Saint-Charles est sur la rive gauche de la rivière Saf-saf. Il s'y tient tous les mercredis un marché arabe où il se fait un grand commerce de bestiaux et surtout de bœufs.
           El Harrouch est le centre de population le plus considérable qu'il y ait entre Philippeville et Cons­tantine, dont il est à 52 kilomètres. Elevé à l'abri d'un camp formé en ce lieu au mois de septembre 1844, et dont il a fini par prendre la place, ce village, aujourd'hui dans un état prospère, est situé au confluent de l'oued Saf saf ou Oued el H'arrouch et de l'Entsa. Il s'y tient tous les vendredis un marché où les huiles de la Kebaïlie, les céréales, les laines, les peaux et les tissus sont l'objet de transactions im­portantes. A 5 kilomètres de là est une puissante minoterie, remarquable par sa construction et ses agencements. 400 habitants, y compris ceux du hameau à El Kaatours (ancienne Ketilûuria), placé à 15 kilomètres de là, sur la grande crête de partage , au plus haut point de la route (800 mètres).

           Sur les plateaux intérieurs, en marchant de l'est à l'ouest : souk-hahras, mot à mot le Marché du Bruit et non le Marché de la Tête, ainsi que l'avait donné une orthographe fautive, est une nouvelle ville éle­vée en un lieu qui avait toujours été jusque là, sous la domination musulmane, le centre de commande­ment de la puissante tribu des H'anencha. Elle est située sur un plateau qu'arrose un petit affluent de la Medjerda, rivière qui coule à 4 kilomètres de là, et que l'on passe aujourd'hui sur un beau pont de construction récente. Peu de localités ont là un développement aussi rapide que celui-ci. Depuis longtemps déjà on avait été à même d'apprécier l'importance de cette position, mais il ne s'y trouvait encore, lors de la révolte des H'anencha, en 1852, qu'un fondouk devant lequel tous les efforts des insurgés vinrent échouer contre la résistance énergique de vingt hommes. Un poste militaire, annexe de Guelma, y fut créé à la suite de cette affaire,.A la fin de 1855, ce poste fit place à un chef-lieu de cercle, mais il n'y avait toujours de construit que le fondouk qui servait de demeure au commandant supérieur, au bureau arabe et à la garnison. Au commencement de 1856, quelques colons vinrent spontanément s'installer autour du fondouk. D'autres suivirent bientôt cet exemple ; des juifs, des Tunisiens, des Mozabites y élevèrent aussi des constructions, de sorte qu'à la fin de la même année ce centre comptait 120 maisons et environ 800 âmes de population ; aujourd'hui il y en a près de 1 200.

           Souk-Harras représente l'ancienne Tagaste, lieu natal de saint Augustin, dont les ruines indiquent suffisamment l'importance. La ville moderne doit son nom à un marché considérable qui s'y tient de temps immémorial ; il est très fréquenté par les Tunisiens, la frontière de la Tunisie en étant seulement à une trentaine de kilomètres, et offre un grand débouché au commerce local. Les environs sont fort beaux, parfaitement. arrosés, couverts de riches terres et de grandes forêts. Il y a de Souk-Harras à Bône 85 kilomètres, à Constantine 156, et elle est à 56 kil. de Guelma à l'est sud-est. Un décret du 27 mai 1857 a créé, à 7 kilomètres de là, comme lieu d'étape, sur la route de Bône, le village de Duvivier (le Bou-Chagouf des Arabes).

           Guelma, chef-lieu d'un des cercles de la subdivi­sion de Bône, à la base des pentes nord du massif de la Mahouna, sur le bord d'un plateau qui domine la vallée de la Seybouse, dont elle est à quelque dis­tance et que l'on passe sur un pont. Cette ville a été fondée par une ordonnance du 20 janvier 1848, mais elle n'a commencée à prendre quelque importance qu'après avoir reçu une des colonies de 1848 : aujourd'hui elle compte près de 250 maisons, 4,500 Européens et 800 indigènes, la commune ayant, avec sa population éparse, près de 1,000 âmes. Pendant longtemps la majeure partie des colons, composée d'ouvriers d'art, négligea la culture pour s'occuper ailleurs , mais ils n'ont pas tardé à en revenir aux travaux des champs qui n'ont pas trompé leur espoir, et il existe aujourd'hui sur tous les points du territoire un grand nombre de fermes dont quelques-unes sont très importantes. Guelma n'a besoin, pour prospérer, que de faciles communications avec Constantine et avec Bône ; les chemins de fer les lui donneront. C'est d'ailleurs une Jolie petite ville, d'un aspect fort agréable et dont l'église est l'édifice le plus remarquable. Les établissements militaires sont renfermés dans une enceinte antique flanquée de tours carrées que l'on a trouvée presque intacte, reste de la première Guelma, réédifiée parles gouver­neurs byzantins de l'Afrique. Elle a une justice de paix, une pépinière, un marché hebdomadaire pour le bétail et deux marchés, le mardi et le samedi, pour les céréales. Le marché aux bestiaux est le plus important de l'Algérie, et les trois provinces y en­voient des acheteurs ; on y amène chaque année de 40 à 50,000 bœufs. Il y a de Guelma à Bône 66 kilomètres, à Constantine 100 kilomètres.

           La colonisation fait de rapides progrès dans le cercle de Guelma, en raison de l'excellente qualité des terres et des facilités d'irrigation qu'on y ren­contre. On y trouve déjà cinq villages agricoles ;

           Héliopolis, Petit et Millesimo, fondés en 1849, Guelaat-bou-Sba et Oued-Touta, d'une création beaucoup plus récente.

           Héliopolis est située vis-à-vis et à 4 kilomètres 500 de Guelma, de l'autre côté de la Seybouse, sur la route de Bône.

           Millésimo et Petit sont du même côté que Guelma, dont ils sont, le premier à 4 kilomètres, le deuxième à 8 kilomètres, près de la Seybouse.

           Guelat-bou'Sba est encore sur cette même route de Bône, à cinq kilomètres d'Héliopolis.

           Oued Touta n'est qu'à 4 kilomètres de Guelma, dans la direction de Jemmapes.

           A 14 kilomètres de Guelma, sur la route de Constantine, au confluent de l'Oued-Zenati et de l'Oued-Cherf, s'élève l'établissement de Medjez-H'amar, destiné à recevoir les orphelins de la province de Constantine. L'étendue de la concession est de 800 hectares.

           C'est près de Medjez-H'amar, à 2 kilomètres et demi, que se trouvent les fameuses sources thermales, appelées par les Arabes Hammam-Meskoutine,les bains enchantés (sic), une des plus grandes curiosités naturelles de l'Algérie. Le gouvernement y a fondé en 1845 un petit établissement pour les blessés et les malades.

           Constantine, l'ancienne Cirtha en arabe Kasentina le chef-lieu de la province, est la résidence du général commandant supérieur, celle du préfet du département et de tous les chefs supérieurs de l'administration. Sa position, réellement extraordinaire, a été, à toutes les époques l'objet d'un étonnement très naturel. Placée dans une dépression, dans une sorte de large col que forme, en ce point, la chaîne limite du Tell et des grandes plaines centrales (les Steppes), elle y occupe un plateau dont les contours dessinent un trapèze régulier qui a son angle le plus aigu tourné vers le midi, tandis que les trois autres font exactement face aux trois autres points cardinaux.

           Sur les deux faces du sud-est et du nord-est, ce plateau a été séparé de la masse à laquelle il appartient par une déchirure profonde dans laquelle coulent, sous le nom d'Oued Roumel, rivière du sable, les eaux réunies de l'Ouêd el H'ammam et de l'Oued Bou Meurzoug.

    



Collectif GUELMA FRANCE 2005